LE POSTE TASSIANE (11) — Lombardi nel Mondo

LE POSTE TASSIANE (11)

Per www.lombardinelmondo.org presentiamo “Le Poste Tassiane”, uno dei primi, e tra i più importanti, interventi dedicati alla famiglia dei Tasso di Camerata – Cornello (Bergamo), all’origine della posta moderna (italiana ed europea). Enrico Melillo, uno dei maggiori storici della Posta, segue passo passo gli sviluppi di questa casata impegnata in Italia e nell’Europa dei secoli XVI – XIX.
LE POSTE TASSIANE (11)

Castello BEAULIEU (Bruxelles).

A Colonia (Reno) la Posta imperiale sotto la protezione dei Tasso fu introdotta nel 1577 e affidata a Giovanni Mensinger. Nel 1578 gli successe Jacob Hennot, che mantenne l’ufficio per parecchi anni. Nel 1603 (25 ottobre) Leonardo I Tasso ottenne in feudo dall’imperatore Rodolfo II l’ufficio di Co­lonia e le Poste scaglionate fino a Wöllstein (stazione tra Kreuznach e Alzey nel Granducato di Hesse sulla grande via postale internazionale che riuniva i Paesi Bassi e l’Italia). Fu allora chiamato, in luogo dell’Hennot, Giovanni de Coe­sfelt, che ne prese la direzione nel luglio del 1604, coadiuvato fino al 1610 dal maestro di Posta Carlo Tasso, figlio di An­tonio, maestro delle Poste di Anversa. Leonardo I in tale oc­casione gli die’ opportuna istruzione nel seguente documento, che noi riteniamo indispensabile pubblicare, non solo per la sua antichità, ma pel suo carattere tipico. Lo abbiamo rile­vato dall’Union postale di Berna (vedi n. I, vol. XXVIII, anno 1903) e lo riportiamo conservando la ortografia antica, lo stile e la sintassi dell’originale.

 

Memoire par forme d’instruction de ce que debuerat faire Jehan de Coesfelt arrivé qu’Il serat en la ville de Couloigne.

I.

En premier en trouvant que la maison ou que presentement se faict l’office de maistre des postes en ladicte ville, qu’elle ne soit Idoigne, procurerat d’en avoir ung aultre, en lieu et place commode pour la frequentation des marchants et aultres, qui se doibuent servir et ont affaire dudict office.

II.

Que l’ayant trouvée, ferat mectre devant ladicte maison les ar­mories Imperiales, qu’il trouverat la toutte faictes avecq les mien­nes embas d’Icelles audict effect.

III.

Il pourra aussy retenir la prez de luy Gilis de Mazeret pour le tamps que luy samblerat estre de besoing pour s’Informer de ce qu’est requis pour l’exercice de l’office.

IV.

Procurerat de faire entendre aux princes circumvoisins et a leurs ministres, et particulierement au Serenissime Electeur de Couloigne et le Serenissime coadgiteur, la commission, qu’Il at bien expresse mienne, de les servir, et aurat grand soing de tenir de bonne correspondance avecq leurs Altesses et ses ministres, affin que leurs lettres soyent encheminées et addressées, comme il convient.

V.

Verrat aussy de se faire aymer de Messieurs du magistrat de ladicte ville de Couloigne, leur faisant entendre, qu’Il at ordre mienne, de les servir en tout ce que luy serat possible, et en ce que dependerat de l’office, Et que se pourrat faire sans prejudice a la generalité.

VI.

Il demanderat aussy soit a Gilis de Nazaret (o Mazeret? Vedi par. III) ou a Pierre de Herbais i en luy trouvant la, la copie de la patente de la declaration que Sa Majeste Imperiale m’at donnée dernierement, affin de la tenir prez de luy, pour s’en servir an besoing.

 

VII.

Tiendrat aussy pour amy le Sieur Grammay, Agent de Son Altesse,ii l’advisant neangmoins, qu’en ses correspondences Il ne mecte nulles lettres particulieres dessoubs sa couverte, sinon les concernantes le service d’Icelle.

 

VIII.

Estant la adviserat sur le faict les messagiers pour Anvers, Hollande et Seelande, Francqfort et ailleurs, et comme du passé lesdicts out presenté a Jacques Hennot de recognoistre la, l’office moyennant en payant les droictz appertenants audict office, comme s’accoustume ailleurs, Il les eusse laisse allé a l’accoustumé.

 

IX.

A plus grande raison sont lesdicts messagiers plus obligé de la faire maintenant, que par ladicte declaration appert assez, ledict of­fice de Couloigne dependre entierement dessoubs 1’obeyssance de moy comme general.

 

X.

Et procurerat de sonder, comme l’on pourrat practicquer la­dicte assubjection desdicts messagiers, m’advisant le moyen que luy samblerat le plus expedient, pour parvenir a l’effect d’Icelle, sans touttesfois rien faire, sinon apres aultre ordre et advis mienne, surce, l’advisant aussy particulierement au Sieur Charles de Tassis.

 

XI.

Ledict Iehan Coesfelt jouyrat de touttes franchises et exemp­tions selon que serat declarée en la patente qu’on luy donnerat, comme aussy de touttes nouvellans, donnatifs et honnorantes, tant des princes, sieurs particuliers qu’autres, que soit accoustumé de leur courtoisie donner touts les ans, acelluy qui dessert l’office, pour le soing et service qu’Il les faict.

 

XII.

Et en oultre aurat ledict Jehan de Coesfelt traictement ordi­naire de moy telle, qu’Il se pourrat honorablement entretenir, que luy sera declarée apres la rendition de son premier compte, que serat obligé de rendre de trois en trois mois, et entretant fournir des deniers de sa recepte aux ordonnances que luy seront par moy envoyez.

 

XIII.

 

Et comme il y at plusieurs marchants, qui sont accoustumez d’avoir leurs lettres a credit, et de payer leurs lettres au terme de certain tamps, en tout cas il tacherat que tel credit ne passe le terme de trois mois, affin que le tout se puisse rapporter et faire bon chasq trois mois par sondict compte, ayant esgard de ne donner credit sinon a eulx qu’Il trouverat bien fondés.

XIV.

Et ne laisserat aussy de procurer avecq toutte la modestie et discretion de reduire et accoustumer lesdicts marchants de payer le port de leurs dictes lettres tout comptant, leur disant qu’Il at bien entendu tant de moy que en ce Ils me feront bien grand plaisir, affin de pouvoir faire donner desdicts deniers le conten­tament, qu’il convient pour leur propre service aux postes, pour le transport de leurs lettres avecq la diligence requise.

 

Faict en Bruxelles le premier de Iuillet 1604.

LEONARDO DE TASSIS, m. p.

 

Dal 1615 al 1624 Lamoral Tasso, dapifero e cameriere imperiale, per invito dell’imperatore Mathias, che lo nominò gran maestro generale delle Poste dell’impero e dei Paesi Bassi, stabilì due importanti linee postali, l’una che attraver­sava le Alpi, l’altra che da Francoforte-sul-Meno andava a Lipsia, ad Amburgo, a Norimberga, a Praga, a Vienna. Dal­l’imperatore Leopoldo I, l’8 giugno 1624, fu creato conte dell’Impero per i suoi servigi e per il grande attaccamento alla Casa d’Austria; tale distinzione onorifica era anche tras­missibile ai discendenti. Egli risiedeva presso la Corte a Praga. A tempo della gestione del conte Lamoral noi troviamo un decreto del 27 luglio 1615 col quale l’imperatore Mathias dichiarò ereditario nella linea mascolina il titolo e 1’impiego di maestro generale delle Poste di Germania. L’imperatore Ferdinando estese tale feudo ereditario, con ordinanza del 27 ottobre 1621, alla discendenza femminile. Questa conces­sione ebbe per conseguenza di consolidare e sviluppare le Poste Tassiane in tutti i domini imperiali, compreso il du­cato di Württemberg, Rottweil (a. 1615) e Heilbronn (a. I650).

 

Fine undicesima puntata

 

A cura di Luigi Rossi (Bochum)

www.luigi-rossi.com

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